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Investissement locatif au Portugal en 2026 : rendements réels, nouvelle loi Alojamento Local et fiscalité expliquée

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Article mis à jour le 19 mai 2026 suite à l'entrée en vigueur de la loi Construir Portugal en février 2026. Les chiffres d'IMT et la fiscalité AL ont été actualisés pour refléter le cadre légal en vigueur au 19 mai 2026.

Le marché de l'investissement locatif portugais a changé plus en dix-huit mois qu'en dix ans. Trois choses sont arrivées coup sur coup : la nouvelle loi sur l'Alojamento Local de novembre 2024, le règlement municipal de Lisbonne entré en vigueur le 6 décembre 2025 qui a divisé par deux les seuils de saturation, et le règlement européen 2024/1028 qui rend obligatoire le délistage automatique des locations non licenciées sur les plateformes à partir du 20 mai 2026. Pendant ce temps, le rendement brut moyen au Portugal est passé de 7,2 % à 6,3 % sur un an selon Idealista.

Conséquence concrète : les rentabilités affichées sur les sites concurrents (souvent calculées sur les chiffres 2022-2023) ne sont plus à jour. Cet article reprend les chiffres réels en 2026 par grande zone, explique ce que la réforme change vraiment, détaille la fiscalité pour un non-résident français, et liste les coûts d'acquisition que personne n'annonce avant la signature.

Ce qui a changé en 2026 (et que beaucoup n'ont pas vu)

La toile de fond légale du locatif portugais a été refondée en trois étapes. Comprendre ces trois étapes, c'est éviter d'acheter un appartement pour le mettre en Airbnb dans un quartier où c'est devenu impossible.

Premier choc : le décret-loi 76/2024, entré en vigueur le 1er novembre 2024 et opérationnel depuis janvier 2025. Il a levé le moratoire national sur les nouvelles licences Alojamento Local (AL), mais en contrepartie, il a donné aux communes le pouvoir de fixer leurs propres seuils de saturation par freguesia, voire par bairro à l'intérieur d'une freguesia. Le moratoire global a disparu, mais des moratoires locaux beaucoup plus précis l'ont remplacé.

Deuxième choc, vraiment important : à Lisbonne, le Règlement Municipal du Alojamento Local (RMAL) modifié a été voté le 27 novembre 2025 et est entré en vigueur le 6 décembre 2025. Il a divisé par deux les anciens seuils, passant de 10 % à 5 % pour la saturation et de 20 % à 10 % pour le blocage total. Les freguesias en blocage absolu aujourd'hui :

  • Santa Maria Maior : 66,9 % de logements en AL (le record portugais)

  • Misericórdia : 43,8 %

  • Santo António : 25,1 %

  • São Vicente : 16,1 %

  • Arroios : 13,5 %

  • Estrela : 10,8 %

Concrètement : si vous achetez un appartement à l'Alfama (qui est dans Santa Maria Maior) en pensant le mettre sur Airbnb, vous n'obtiendrez pas de licence AL en 2026. C'est non. Vous devrez le louer en bail long ou en bail intermédiaire (loyer meublé à duré déterminé), avec un rendement très différent.

Troisième choc, à venir mais imminent : le règlement européen 2024/1028 oblige les plateformes (Airbnb, Booking, Vrbo) à délister automatiquement toute annonce sans numéro de licence valide à partir du 20 mai 2026. Les locations grises, qui survivaient en se faisant petites, vont disparaître. Pour un investisseur sérieux, c'est une excellente nouvelle : la concurrence informelle se résorbe.

Rendements réels en 2026, ville par ville (et la vérité qui dérange)

Les chiffres globaux d'Idealista donnent 6,3 % de rendement brut moyen au Portugal au premier trimestre 2026. C'est en baisse de 0,9 point sur un an, parce que les prix d'achat ont continué à monter pendant que les loyers se sont stabilisés. La moyenne nationale cache de fortes disparités : une bonne décision se prend par marché, pas sur la moyenne.

Lisbonne : prestige et plafond bas

Prix moyens 2026 : entre 6 000 et 7 500 €/m² dans les quartiers prisés (Príncipe Real, Chiado, Estrela), 4 500 à 5 500 €/m² dans les bairros plus éloignés du centre (Areeiro, Penha de França, Marvila). Le rendement brut est de 4,3 % en moyenne, et net (après IMI, frais de gestion et fiscalité) il tombe entre 3,5 et 4 % pour la location classique. Pour l'Alojamento Local, l'écran de saturation rend impossible la création de nouvelles licences dans la quasi-totalité du centre historique, ce qui pousse les investisseurs vers les bairros périphériques où l'occupation touristique est plus aléatoire.

Verdict honnête : Lisbonne intra-muros n'est plus une destination de rendement. C'est un placement de patrimoine, qui se valorise dans le temps mais qui n'optimise pas le cash-flow. Si votre seul objectif est la rentabilité locative, regardez ailleurs.

Porto : le meilleur compromis 2026

Prix moyens 2026 : 3 900 à 4 000 €/m² en moyenne, montant jusqu'à 5 500 €/m² dans les rues les plus prisées de la Baixa et de Cedofeita. Rendement brut moyen : 5,4 %, rendement net autour de 3,2 % après charges et fiscalité. Le seuil de saturation AL est plus généreux qu'à Lisbonne (15 %), et plusieurs freguesias restent ouvertes : Campanhã (environ 1 % de saturation, très accessible), Boavista, Lordelo, Paranhos. Seules trois zones du centre historique sont en blocage : Sé, Vitória et São Nicolau.

Porto offre le meilleur compromis 2026 : prix encore raisonnables, rendement convenable, marché AL praticable, et une vraie dynamique économique liée à la croissance du secteur tech. Si vous démarrez votre premier investissement portugais, c'est sans doute là qu'il faut regarder en priorité.

Algarve : le terrain de jeu de l'Alojamento Local

Prix moyens 2026 : 4 000 à 4 400 €/m² selon les villes, descendant à 2 500 €/m² dans l'intérieur des terres. Le rendement brut sur Faro tourne autour de 5,2 %, mais ce chiffre ne dit pas l'essentiel : l'Algarve fonctionne en saisonnier intensif. Une location AL bien placée à Albufeira, Lagos, Vilamoura ou Tavira peut sortir entre 30 000 et 50 000 € de chiffre d'affaires annuel sur 4 mois pleins et 4 mois en demi-saison, contre 12 000 à 15 000 € pour un bail long sur le même bien.

L'Algarve n'a aucun gel régional sur les licences AL, ce qui en fait la zone la plus libre du pays pour cette stratégie. Mais attention au revers : la concurrence est dense, les coûts de gestion (femme de ménage, blanchisserie, conciergerie) absorbent vite 20 à 30 % du chiffre d'affaires brut, et les frais d'entretien d'un bien exposé au climat marin sont supérieurs à la moyenne.

Villes secondaires : le vrai potentiel caché

Coimbra, Braga, Aveiro, Setúbal : rendements bruts entre 5,8 et 7 %, prix entre 2 200 et 3 500 €/m². Ce sont les marchés qui montent en 2026, portés par la décentralisation des entreprises tech et la pression locative étudiante (Coimbra a 22 000 étudiants, Braga 18 000). La rentabilité est meilleure que dans les métropoles, mais la liquidité de revente est inférieure et les loyers nominaux plus bas exigent un volume de gestion plus élevé pour atteindre le même revenu net.

Location classique vs Alojamento Local : choisir son régime

Tout l'écart de rentabilité au Portugal se joue sur ce choix. C'est aussi le sujet sur lequel les vendeurs disent le moins de choses précises, parce que ça dépend trop du bien et de la zone.

Bail long classique (catégorie F) : vous louez à un locataire qui en fait son adresse principale, avec un contrat d'au moins un an. Avantages : gestion simple, revenu prévisible, fiscalité plus douce sur le rendement net, pas besoin de licence AL. Inconvénients : rendement brut deux à trois fois inférieur à l'AL bien placé, et au Portugal, l'éviction d'un locataire défaillant est très lente (12 à 24 mois en pratique).

Bail intermédiaire ou meublé moyenne durée : contrat de 3 à 12 mois, typiquement pour cadre en mission, étudiants étrangers, télétravailleurs. Avantages : loyer 20 à 40 % supérieur au bail long, occupation forte dans les grandes villes, moins de risque de loyer impayé que l'AL. Inconvénients : turnover plus élevé, mobilier à entretenir, communication marketing à faire (Idealista, Spotahome, plateformes meublées). C'est probablement le compromis le plus intelligent en 2026 dans les zones où l'AL est bloqué.

Alojamento Local (catégorie B – activité touristique) : location courte durée touristique sous licence officielle (numéro RNAL). Avantages : rentabilité brute potentiellement double du bail long, fiscalité avantageuse sur le revenu brut. Inconvénients : licence très difficile à obtenir dans les centres-villes, gestion intensive (check-in/check-out, ménage, linge), saisonnalité forte, dépendance aux plateformes et à leurs commissions (15 à 18 %), entretien plus important. Et désormais, contrainte UE : pas de licence = pas d'annonce.

Le vrai coût d'acquisition au Portugal

Un acheteur français habitué à compter 8 % de frais de notaire en France découvre généralement de bonnes surprises au Portugal, mais aussi quelques mauvaises qui ne figurent pas dans les brochures.

IMT (Imposto Municipal sobre Transmissões Onerosas) : c'est l'équivalent des droits de mutation. La loi Construir Portugal, votée en février 2026, a profondément modifié le régime pour les acheteurs étrangers. Pour un non-résident fiscal portugais qui achète un bien à usage d'habitation, le taux d'IMT est désormais un taux unique de 7,5 %, sans exonération ni réduction possible, quel que soit le prix du bien. Sur un appartement à 300 000 €, cela représente 22 500 € d'IMT, contre 8 000 à 12 000 € sous l'ancien barème. Deux exceptions permettent de retomber sur le barème progressif standard (0 à 7,5 % par tranches) : devenir résident fiscal portugais dans les deux ans suivant l'achat (avec remboursement de la différence par les Finanças), ou affecter le bien à une location longue durée à loyer modéré (jusqu'à 2 300 € mensuels) maintenue pendant au moins 36 mois sur les cinq premières années. Pour un acheteur qui vise la location saisonnière ou un usage personnel, le 7,5 % est désormais la base du calcul.

Imposto do Selo : 0,8 % du prix d'achat, payé à la signature.

Frais de notaire (Escritura) et inscription au registre foncier : environ 1 à 1,5 % du prix.

Accompagnement terrain comme Solutions invest Portugal (vivement recommandé) : 2,5 % du prix d'achat. Au Portugal, accompagné d'un avocat fait la due diligence juridique du bien, vérifie l'absence d'hypothèques cachées, lit le règlement de copropriété, contrôle le permis de construire et l'autorisation d'utilisation (licença de utilização). Sauter cette étape pour économiser 6 000 € peut coûter 40 000 € trois ans plus tard.

Frais d'agence : par convention au Portugal, ils sont à la charge du vendeur (généralement 5 à 6 % du prix). Vous ne devriez pas avoir à payer d'honoraires d'agence en plus.

Total réaliste des frais en plus du prix affiché pour un non-résident en 2026 : entre 11 et 14 % du prix du bien, dont l'IMT à 7,5 % représente la part la plus lourde. Sur un bien à 300 000 €, comptez donc entre 333 000 € et 342 000 € tout compris hors crédit. Avec un crédit immobilier portugais, ajouter 0,5 à 0,6 % de droit de timbre sur le montant emprunté, plus les frais de dossier bancaire (1 à 1,5 % du prêt) et l'expertise du bien (300 à 650 €).

La fiscalité expliquée (et pourquoi c'est plus simple qu'on ne le dit)

Pour un investisseur non-résident fiscal du Portugal (typiquement un Français qui reste résident en France), les revenus locatifs portugais sont imposés au Portugal selon des règles différentes du barème progressif. C'est plutôt favorable.

Location classique (catégorie F) : taux forfaitaire de 25 % sur les revenus nets. « Net » signifie loyers perçus moins les charges déductibles : IMI annuel, frais de copropriété, frais d'entretien, frais de gestion locative. Les intérêts d'emprunt et amortissements ne sont pas déductibles dans ce régime. Une réduction du taux est possible selon la durée du bail signé (baux longs récompensés par une fiscalité plus douce).

Alojamento Local en régime simplifié (catégorie B) : c'est le régime utilisé par la majorité des particuliers exploitant un ou deux biens en saisonnier. Seuls 35 % du chiffre d'affaires brut sont considérés comme imposables, et cette base supporte le taux forfaitaire de 25 %. Soit un taux effectif d'environ 8,75 % du chiffre d'affaires, ce qui reste l'un des régimes les plus avantageux d'Europe pour la location courte durée. Au-dessus de 14 500 € de chiffre d'affaires annuel, la TVA portugaise au taux réduit de 6 % s'applique.

Alojamento Local en comptabilité organisée : option à étudier au-delà de 3 biens ou pour des charges réelles significatives (rénovation lourde, intérêts d'emprunt élevés). La base d'imposition est alors le bénéfice réel, mais demande une comptabilité formelle et un comptable.

Côté France, en application de la convention fiscale franco-portugaise, les revenus locatifs portugais sont imposables exclusivement au Portugal, mais ils doivent être déclarés en France via le formulaire 2047 (revenus de source étrangère) pour bénéficier du mécanisme de taux effectif (ou crédit d'impôt, selon la convention). Le résultat net dans 99 % des cas : pas de double imposition, vous ne payez qu'au Portugal.

IMI (taxe foncière annuelle) : entre 0,3 et 0,8 % de la valeur fiscale du bien (qui est en général 20 à 40 % inférieure au prix d'achat). Sur un bien à 300 000 €, l'IMI tourne autour de 500 à 1 500 € par an.

Acheter en nom propre ou via société : le vrai arbitrage

C'est une question qui revient dans presque tous les dossiers et qui mérite une réponse claire au cas par cas.

En nom propre : simple, peu coûteux à mettre en place, fiscalité forfaitaire favorable pour le locatif (25 % ou 8,75 %), pas de comptabilité commerciale. C'est l'option qui marche pour 80 % des investisseurs particuliers avec un ou deux biens.

Via une société portugaise (Sociedade por Quotas, équivalent SARL) : utile si vous prévoyez plus de trois biens, si vous voulez optimiser la transmission successorale, ou si vous combinez le locatif avec une activité commerciale connexe (conciergerie, gestion AL pour d'autres). L'impôt sur les sociétés portugais est de 21 % (16 % pour les 25 000 premiers euros de bénéfice), auquel s'ajoute une distribution de dividendes taxée à 28 % si vous récupérez les profits. Le calcul est rarement gagnant pour un patrimoine inférieur à 1 million d'euros.

Via une SCI française qui détient le bien portugais : déconseillé. La SCI française perd l'accès aux régimes fiscaux portugais favorables, et la convention fiscale n'aime pas cette structure intermédiaire. Vous payez plus d'impôts et vous compliquez votre comptabilité.

Trois erreurs que je vois faire le plus souvent

La première : acheter sans un contact fiable sur le terrain comme Solution invest Portugal. Le marché immobilier portugais a beaucoup de biens parfaitement clean, mais aussi un nombre non négligeable de pièges (servitudes oubliées, partages successoraux mal réglés, licença de utilização obsolète, dette de copropriété cachée). Sans un partenaire fiable sur place, ces problèmes apparaissent après la signature, quand vous ne pouvez plus reculer. Le coût de l'accompagnement (2,5 % du prix) est l'assurance la mieux rentabilisée du marché.

La deuxième : croire que Lisbonne et Porto sont équivalents en termes de marché AL. Ils ne le sont pas. À Lisbonne, le centre historique est désormais quasi-totalement bloqué pour les nouvelles licences AL. À Porto, beaucoup de zones restent ouvertes. Si votre stratégie repose sur l'AL, le choix de la ville détermine la faisabilité de votre projet, pas seulement son rendement.

La troisième : sous-estimer les coûts de gestion AL. Sur le papier, un AL en Algarve qui sort 35 000 € par an semble idyllique. En réalité : 15 % de commission plateforme (5 250 €), 2 000 € de blanchisserie/ménage, 1 000 € d'entretien et petites réparations, 2 000 € de charges, 1 000 € d'IMI, 1 100 € d'assurance. Le revenu brut tombe vite à 22 000-23 000 € avant impôt, qui devient 19 000 € après les 12,5 % d'IRS. Le calcul reste très positif, mais ce n'est plus le casse d'or vendu sur les forums.

Questions fréquentes

Faut-il un Golden Visa ou un visa pour acheter au Portugal ?

Non. L'achat immobilier au Portugal est totalement libre pour les étrangers, y compris ressortissants hors UE. Vous avez juste besoin d'un NIF (numéro d'identification fiscale) portugais et d'un compte bancaire local. Le Golden Visa est un programme distinct qui donne un titre de séjour en contrepartie d'un investissement, mais il n'est plus accessible via l'immobilier depuis octobre 2023.

Peut-on emprunter au Portugal en étant non-résident ?

Oui, mais avec des conditions plus strictes qu'en France. Les banques portugaises (Millennium BCP, Novobanco, Santander Portugal) prêtent jusqu'à 70 % du prix d'achat pour un non-résident, à des taux comparables à la zone euro (autour de 3,5 à 4,5 % en mai 2026). L'instruction prend 8 à 12 semaines.

Le rendement de 6,3 % d'Idealista est-il fiable ?

C'est un rendement brut moyen national. Il faut le voir comme un ordre de grandeur, pas comme une promesse. Sur des marchés saturés comme Lisbonne intra-muros, le rendement réel est plutôt 4 %. Sur des villes secondaires en croissance comme Setúbal ou Aveiro, on peut atteindre 7 %. Le rendement net (après IMI, charges, fiscalité, vacance locative) est typiquement 1,5 à 2 points inférieur au brut.

Mon appartement à Lisbonne peut-il encore obtenir une licence AL en 2026 ?

Cela dépend de la freguesia et du bairro précis. Si vous achetez dans Santa Maria Maior, Misericórdia, Santo António, São Vicente, Arroios ou Estrela : non, blocage total. Dans les autres freguesias, c'est possible mais variable selon la saturation locale. Avant d'acheter, exigez du vendeur ou de l'agent une attestation de zone (consulta de viabilidade) auprès de la Câmara Municipal.

Puis-je convertir une location classique en Alojamento Local plus tard ?

En théorie oui, en pratique de plus en plus difficile. Le délai d'obtention d'une licence AL est de 3 à 6 mois, et l'octroi est désormais soumis aux mêmes règles de saturation. Si la zone est bloquée, conversion impossible. Si la zone est ouverte, c'est faisable mais vous perdez les revenus pendant l'instruction.

Quelle est la fiscalité si je deviens résident fiscal portugais ?

Le calcul change : les revenus locatifs s'ajoutent à vos autres revenus et sont taxés au barème progressif de l'IRS portugais (13,25 à 48 %). C'est généralement moins favorable que le forfait non-résident de 25 %. Je détaille toutes les implications de la résidence fiscale portugaise pour les retraités français dans cet article spécifique.

L'immobilier portugais est-il encore intéressant en 2026 malgré la hausse des prix ?

Dans certaines zones oui, dans d'autres non. Lisbonne intra-muros est devenu un placement patrimonial, pas un placement de rendement. Porto, certaines villes secondaires et certaines zones de l'Algarve restent pertinents pour un investissement locatif. La rentabilité moyenne a baissé, mais elle reste supérieure à la France et à la plupart des grandes villes européennes.

Combien de temps prend une transaction immobilière au Portugal ?

De la signature de la promesse (CPCV – Contrato Promessa Compra e Venda) à la signature finale (Escritura), comptez 40 à 90 jours en moyenne. La promesse vous engage avec un acompte généralement de 10 %, perdu si vous renoncez (et remboursé en double par le vendeur s'il se rétracte).

Pour aller plus loin

L'investissement locatif au Portugal en 2026 n'est plus l'opération facile qu'il a été entre 2015 et 2022. Les rendements ont baissé, la réglementation s'est resserrée, et le marché AL est devenu un sujet de stratégie locale autant que de finance. Pour autant, le pays reste l'un des plus accessibles d'Europe pour un investisseur français : pas de barrière à l'entrée pour les étrangers, une fiscalité forfaitaire raisonnable pour les non-résidents, des prix qui restent inférieurs aux grandes métropoles françaises, et un climat juridique stable.

La différence entre un projet rentable et un projet décevant ne se joue plus sur le rendement annoncé sur les forums. Elle se joue sur trois choses concrètes : le choix précis de la freguesia (et la vérification de la viabilité AL si c'est votre stratégie), le bon calibrage du bail (long, intermédiaire ou court), et la qualité de l'accompagnement juridique à l'achat. Un audit en amont qui chiffre les trois scénarios (bail long, bail moyen, AL) sur le bien précis que vous visez coûte quelques centaines d'euros et vous évite des erreurs à cinq chiffres.

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