Frais d'achat immobilier au Portugal en 2026 : le budget réel à prévoir
- Solutions Invest Portugal

- 30 mai
- 10 min de lecture
La plupart des simulations d'achat au Portugal qui circulent en français datent d'avant 2026 et sous-estiment lourdement le budget réel. Depuis la loi Construir Portugal le 12 Mai 2026, un non-résident qui achète un bien à usage d'habitation paie un IMT à taux unique de 7,5 %, ce qui change complètement le calcul par rapport aux barèmes progressifs encore affichés un peu partout. Cet article décompose chaque ligne de frais, dans l'ordre où vous allez les payer, avec des exemples chiffrés sur trois niveaux de prix.
L'objectif est simple : que vous sachiez exactement combien sortir de votre poche en plus du prix affiché, à qui, et quand. Pas d'approximation, pas de fourchette vague. Notre équipe traite ces calculs sur chaque dossier client, et nous achetons nous-mêmes au Portugal. Les chiffres ci-dessous sont ceux qu'on applique réellement.
Vue d'ensemble : combien prévoir au total en 2026
Pour un non-résident fiscal qui achète un bien résidentiel au Portugal en 2026, l'enveloppe de frais à ajouter au prix affiché se situe entre 11 % et 14 % du prix du bien, hors crédit. L'IMT à 7,5 % en représente la part la plus lourde. Avec un financement bancaire portugais, ajoutez 2 à 3 points supplémentaires liés au crédit.
Voici la décomposition type sur un bien à 300 000 €, acheté par un non-résident pour de la location saisonnière ou un usage personnel, sans crédit :
IMT (7,5 %) : 22 500 €
Imposto do Selo (0,8 %) : 2 400 €
Notaire et acte (Escritura) : environ 750 €
Registre foncier (Conservatória do Registo Predial) : environ 250 à 500 €
Accompagnement et recherche (selon prestation) : variable
Soit un total de frais incompressibles autour de 25 000 à 30 000 € sur un bien à 300 000 €, avant accompagnement et avant crédit. Reprenons chaque ligne en détail, parce que c'est là que se cachent les erreurs de budget.
L'IMT : le poste qui a tout changé en 2026
L'IMT (Imposto Municipal sobre as Transmissões Onerosas de Imóveis) est l'équivalent portugais des droits de mutation. C'est de loin le frais le plus lourd, et c'est celui dont les règles ont été bouleversées par la loi Construir Portugal début 2026.
Pour un non-résident fiscal qui achète un bien à usage d'habitation, le taux est désormais de 7,5 % du prix d'achat (ou de la Valeur Patrimoniale Tributável si elle est supérieure au prix), sans abattement ni barème progressif. Que le bien coûte 150 000 € ou 800 000 €, le taux reste le même. Sur 300 000 €, l'IMT est de 22 500 €. Sur 500 000 €, il est de 37 500 €.
C'est une rupture nette avec l'ancien système, où un acheteur de résidence secondaire bénéficiait d'un barème progressif partant de taux faibles. Sous l'ancien régime, l'IMT sur un bien à 300 000 € tournait autour de 11 000 à 13 000 €. Le coût a donc presque doublé pour un non-résident depuis 2026.
Deux exceptions permettent d'échapper à ce taux unique et de retomber sur le barème progressif standard (qui va de 0 % sous 106 346 € jusqu'à 7,5 % au-delà de 1,15 million d'euros). Premièrement, devenir résident fiscal portugais dans les deux ans suivant l'achat : les Finanças remboursent alors la différence. Deuxièmement, affecter le bien à une location longue durée à loyer modéré (plafond autour de 2 300 € mensuels), mise en location dans les six mois et maintenue au moins 36 mois sur les cinq premières années.
Pour un acheteur qui vise la location saisonnière en AL ou un usage personnel, aucune de ces deux portes ne s'applique. Le 7,5 % est la base. Il faut l'intégrer dès la première simulation, sous peine de découvrir un trou de 10 000 à 20 000 € dans son plan de financement au moment de l'acte.
À noter pour les résidents et les moins de 35 ans : une exonération d'IMT et de droit de timbre existe pour l'achat d'une première résidence principale jusqu'à 316 772 € (Portugal continental). Elle ne concerne pas les non-résidents qui achètent en secondaire ou en locatif, mais elle peut intéresser un futur expatrié qui s'installe.
L'Imposto do Selo : le petit frère discret
Le droit de timbre, ou Imposto do Selo, s'applique à 0,8 % du prix d'achat (ou de la VPT si supérieure). Sur un bien à 300 000 €, cela représente 2 400 €. C'est un montant fixe et incompressible, payé en même temps que l'IMT, juste avant la signature de l'acte définitif.
Si vous financez l'achat par un crédit immobilier portugais, un second droit de timbre s'ajoute : 0,6 % sur le montant emprunté. Pour un prêt de 200 000 €, comptez 1 200 € supplémentaires. C'est un frais que beaucoup oublient dans leur calcul de financement.
Notaire, acte et registre foncier
Le rôle du notaire portugais diffère de celui du notaire français. Au Portugal, il intervient uniquement à la fin du processus pour authentifier l'acte définitif (Escritura Pública de Compra e Venda) et superviser le paiement. Il ne pilote pas la transaction de bout en bout comme en France.
Les frais de notaire pour l'acte tournent autour de 750 €. À cela s'ajoute l'enregistrement de la propriété au registre foncier (Conservatória do Registo Predial), entre 250 et 500 €. Au total, comptez entre 1 000 et 1 500 € pour cette double formalité, selon le notaire choisi et la complexité du dossier.
Ces frais sont fixes et ne dépendent quasiment pas du prix du bien, contrairement à la France où ils sont proportionnels. C'est une bonne surprise pour les acheteurs de biens à valeur élevée.
L'avocat : pas obligatoire sur le papier, indispensable si vous êtes pas accompagnés par des professionnelles sur le terrain
La loi portugaise n'impose pas le recours à un avocat pour acheter. En pratique, pour un acheteur étranger qui ne lit pas le portugais juridique et ne connaît pas les pièges du marché local, c'est une dépense qui s'amortit dès le premier problème évité.
L'avocat (advogado) procède à la due diligence du bien : vérification du titre de propriété, des charges, des dettes de copropriété, de l'absence d'hypothèque, de la conformité urbanistique, de la licence d'utilisation (licença de utilização), et de la situation cadastrale. Il rédige et sécurise le compromis de vente (Contrato Promessa de Compra e Venda). Ses frais sont compris dans un accompagnement professionnel avec Solutions invest Portugal.
Les honoraires se situent entre 1 % et 1,5 % du prix d'achat pour un dossier standard, parfois jusqu'à 2 % pour un bien complexe (succession, copropriété litigieuse, bien à régulariser). Sur un bien à 300 000 €, comptez 3 000 à 4 500 €. Exigez un avocat indépendant, ni lié au vendeur ni à l'agence. C'est non négociable.
Sauter cette étape pour économiser quelques milliers d'euros est la fausse économie la plus fréquente. Un bien avec une dette de copropriété cachée, une servitude oubliée ou une licence d'utilisation obsolète peut coûter des dizaines de milliers d'euros à régulariser après la signature, quand il est trop tard pour reculer. L'accompagnement de Solutions invest Portugal ne remplace pas un avocat, ils complètent les sécurités et sont eux-mêmes en liens avec des avocats partenaires connus, sérieux, qui contrôlent chaque dossier.
Les frais de crédit, si vous financez l'achat
Si vous passez par un crédit immobilier portugais, plusieurs frais bancaires s'ajoutent à la liste. Ils sont distincts des frais d'acquisition et viennent en supplément.
Frais de dossier bancaire : entre 500 et 1 200 € selon la banque.
Expertise du bien (avaliação) exigée par la banque : 300 à 650 €.
Droit de timbre sur le crédit (0,6 % du montant emprunté) : 1 200 € pour un prêt de 200 000 €.
Assurance emprunteur obligatoire (décès-invalidité) : variable selon l'âge et le capital, souvent plusieurs centaines d'euros par an.
Les banques portugaises financent jusqu'à 60 à 70 % du prix pour un non-résident, ce qui implique un apport personnel de 30 à 40 % hors frais. Sur ce point précis, nous avons consacré un article détaillé au crédit immobilier pour non-résidents, avec les taux à jour et l'arbitrage entre crédit portugais et financement dans votre pays.
Trois exemples chiffrés complets
Voici le budget total à prévoir pour un non-résident, sans crédit, sur trois niveaux de prix courants chez nos clients.
Bien à 200 000 € (studio ou T1 saisonnier, centre du Portugal ou Algarve périphérique)
IMT 7,5 % : 15 000 €. Imposto do Selo : 1 600 €. Notaire et registre : 1 200 €. Avocat (1,25 %) : 2 500 €. Total des frais : environ 20 300 €, soit 10,15 % du prix. Budget total tout compris : environ 220 300 €.
Bien à 400 000 € (T2-T3 dans une zone recherchée, Porto périphérie ou Algarve)
IMT 7,5 % : 30 000 €. Imposto do Selo : 3 200 €. Notaire et registre : 1 300 €. Avocat (1,25 %) : 5 000 €. Total des frais : environ 39 500 €, soit 9,9 % du prix. Budget total tout compris : environ 439 500 €.
Bien à 600 000 € (appartement premium ou villa, Lisbonne périphérie ou Algarve premium)
IMT 7,5 % : 45 000 €. Imposto do Selo : 4 800 €. Notaire et registre : 1 500 €. Avocat (1,25 %) : 7 500 €. Total des frais : environ 58 800 €, soit 9,8 % du prix. Budget total tout compris : environ 658 800 €.
Vous remarquez que le pourcentage de frais diminue légèrement à mesure que le prix monte, parce que les frais fixes (notaire, registre) pèsent moins proportionnellement. Mais l'IMT à 7,5 % reste constant, donc la facture absolue grimpe vite. Ajoutez l'accompagnement éventuel et les frais de crédit selon votre montage. les frais d'avocat peuvent être remplacés par un accompagnement professionnel.
Le calendrier des paiements : qui paie quoi, et quand
Comprendre l'ordre des décaissements évite les mauvaises surprises de trésorerie. Voici la séquence type d'une acquisition au Portugal.
À la signature du compromis (CPCV), vous versez un acompte, généralement entre 10 % et 20 % du prix, directement au vendeur via le notaire ou l'avocat. Cet acompte est ferme : si vous renoncez sans motif légitime, vous le perdez. Si le vendeur se rétracte, il vous le rembourse en double. C'est le mécanisme du sinal portugais.
Quelques jours avant l'acte définitif, vous payez l'IMT et l'Imposto do Selo au Finanças. Le justificatif de paiement est exigé pour signer. Sans lui, pas d'Escritura.
Le jour de l'Escritura, vous réglez le solde du prix au vendeur, les frais de notaire et de registre, et les honoraires d'avocat selon les modalités convenues. Le transfert de propriété est effectif à la signature.
Pour un acheteur non-résident, l'ensemble du processus demande un NIF portugais (gratuit, obtenu en quelques jours) et un compte bancaire portugais ou un moyen de transfert de fonds sécurisé. Anticipez ces deux formalités, elles conditionnent tout le reste.
Les frais d'agence : normalement à la charge du vendeur
Au Portugal, par convention du marché, les honoraires d'agence immobilière (généralement 5 à 6 % du prix) sont payés par le vendeur, pas par l'acheteur. En théorie, vous ne devriez donc rien débourser de ce côté.
En pratique, la nuance compte : ces honoraires sont intégrés dans le prix de vente affiché. Un acheteur étranger mal accompagné paie souvent un prix gonflé qui répercute indirectement cette commission, voire une marge spécifique appliquée à la clientèle internationale. L'INE a documenté que les acheteurs non-résidents paient en moyenne 35 % de plus au mètre carré que les acheteurs nationaux. Une partie de cet écart est de la sélection de biens premium, une autre partie est évitable avec un accompagnement qui négocie réellement.
Comment nous sécurisons votre budget d'achat
Notre travail sur la partie budgétaire consiste à chiffrer précisément l'enveloppe totale avant que vous ne vous engagiez, puis à vérifier chaque ligne au fil du dossier. Nous établissons une simulation complète intégrant IMT, droit de timbre, frais d'acte, avocat, crédit éventuel et accompagnement, sur le bien précis que vous visez.
Nous travaillons avec des avocats partenaires indépendants pour la due diligence, et nous coordonnons le calendrier des paiements pour éviter les tensions de trésorerie. L'objectif est qu'aucun frais ne soit une surprise le jour de l'acte. Nos packs d'accompagnement couvrent l'ensemble du parcours, de la stratégie à la mise en location.
FAQ : les questions fréquentes sur les frais d'achat
Quel est le montant total des frais d'achat pour un non-résident en 2026 ?
Entre 11 % et 14 % du prix du bien hors crédit, dont l'IMT à 7,5 % constitue la part principale. Sur un bien à 300 000 €, comptez environ 29 000 à 30 000 € de frais incompressibles. Avec un crédit immobilier portugais, ajoutez 2 à 3 points liés aux frais bancaires et au droit de timbre sur le prêt.
Pourquoi l'IMT est-il plus élevé pour un non-résident ?
Depuis la loi Construir Portugal de février 2026, les non-résidents qui achètent un bien résidentiel paient un taux unique de 7,5 %, sans bénéficier du barème progressif réservé aux résidents achetant leur résidence principale. C'est une mesure visant à modérer la pression des acheteurs étrangers sur le marché. Deux exceptions existent : devenir résident fiscal dans les deux ans, ou louer en bail longue durée à loyer modéré.
Les frais de notaire sont-ils proportionnels au prix comme en France ?
Non. Au Portugal, les frais de notaire et de registre sont quasi fixes, autour de 1 000 à 1 500 € au total, quel que soit le prix du bien. C'est avantageux pour les biens de valeur élevée. En revanche, l'IMT, lui, est proportionnel (ou forfaitaire à 7,5 % pour les non-résidents).
Dois-je payer une commission d'agence en tant qu'acheteur ?
En principe non, les honoraires d'agence sont à la charge du vendeur au Portugal. Mais ils sont intégrés au prix affiché, et un acheteur étranger mal accompagné paie souvent un prix surévalué. La vraie économie se fait sur la négociation du prix, pas sur la commission elle-même.
Quand dois-je payer l'IMT et le droit de timbre ?
Juste avant la signature de l'acte définitif (Escritura). Le justificatif de paiement de l'IMT et de l'Imposto do Selo est obligatoire pour pouvoir signer. Ces taxes se paient aux Finanças, et il faut donc anticiper la trésorerie correspondante quelques jours avant l'acte.
L'avocat est-il vraiment obligatoire ?
Pas légalement, mais fortement recommandé pour un acheteur étranger. Il sécurise la due diligence et le compromis. Ses honoraires (1 à 1,5 % du prix) sont une assurance contre des risques qui peuvent coûter bien plus cher : dette de copropriété, servitude, licence d'utilisation obsolète, hypothèque cachée. L'accompagnement de Solutions Invest Portugal est largement plus complet et sécurisant pour un acheteur étranger.
Faut-il un NIF et un compte bancaire portugais pour acheter ?
Le NIF (numéro d'identification fiscale portugais) est indispensable, gratuit et obtenu en quelques jours, y compris à distance par procuration. Un compte bancaire portugais facilite les paiements et est généralement exigé pour un crédit, mais l'achat cash peut se faire via un transfert de fonds sécurisé. Anticipez ces formalités, elles conditionnent toute la transaction.
Les frais sont-ils différents si j'achète via une société ?
L'IMT et le droit de timbre s'appliquent de la même façon pour une acquisition via société. Au-delà, la détention via une structure portugaise (Sociedade por Quotas) ou étrangère modifie la fiscalité des revenus et de la revente, mais pas les frais d'acquisition initiaux. C'est un arbitrage à faire avec un fiscaliste avant le premier achat, selon votre situation personnelle.
Le mot de la fin
Le vrai budget d'un achat immobilier au Portugal en 2026 n'a rien d'opaque, à condition de partir des bons chiffres. L'IMT à 7,5 % pour non-résidents est le changement majeur de l'année, et il faut l'intégrer dès le départ. Une fois cette ligne posée, le reste est prévisible : droit de timbre, acte, avocat, et le cas échéant les frais de crédit.
L'erreur à éviter n'est pas de payer ces frais, ils sont incompressibles. C'est de les découvrir trop tard, ou de bâtir un plan de financement sur des chiffres périmés. Une simulation précise sur votre bien cible, en amont, vaut tous les tableaux génériques.
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